Contre le G7!

de: Services Publics

«Forum» créé en 1975 sous la forme de réunions informelles, le G7 regroupe sept des pays parmi les plus riches du monde (États-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Canada et Japon) qui se rencontrent un fois par année pour «organiser la direction capitaliste du monde», comme l’écrit très justement la Coalition internationale No-G7. Ce club restreint se réunira du 15 au 17 juin prochain à Évian.

Quand bien même des divergences le parcourent à l’heure actuelle (sur la guerre en Ukraine ou encore sur l’attitude à l’égard de la Chine pour ne prendre que deux exemples), le G7 se considère comme l’organe – dépourvu de toute légitimité démocratique – de gouvernance de l’impérialisme au service des intérêts des firmes multinationales et du capital financier.

Domination

En dépit des désaccords, les membres du G7 partagent des préoccupations communes fortes. Parmi elles figure en bonne place la baisse des dépenses publiques et la mise en place de politiques d’austérité, tant dans les pays du centre de l’économie mondiale que dans ceux du Sud global. La militarisation accrue et le pillage des ressources naturelles font également partie de ses objectifs. L’existence même du G7 symbolise la nécessaire convergence des luttes pour l’émancipation et contre la domination du monde par une minorité privilégiée. Il va donc de soi que l’opposition au G7 est commune aux syndicats, aux organisations de défense du climat, aux mouvements féministes et à tant d’autres associations. Plus de 50'000 manifestant·es sont ainsi attendu·es pour le dimanche 14 juin à Genève.

Droit élémentaire

À une époque où les inégalités explosent et où les guerres impérialistes de déchaînent, manifester contre le G7 fait figure d’évidence démocratique. C’est dans cet esprit que la Coalition No-G7 s’est constituée à Genève. Elle regroupe une quarantaine d’organisations et a déposé une demande d’autorisation de manifester le 14 juin 2026 au mois de… décembre 2025. Le parcours initialement proposé passait par les rues basses ainsi que par le Pont du Mont-Blanc, un lieu emblématique des manifestations à Genève. Le Conseil d’État genevois s’étant pendant longtemps refusé à répondre à cette demande, la Coalition No-G7 s’est vue dans l’obligation de porter plainte contre le Conseil d’État pour déni de justice le 26 mai dernier. Dans l’intervalle, la Coalition avait fait un pas pour proposer un parcours alternatif à même de répondre aux craintes émises par les autorités concernant des risques de déprédation matérielles. Le nouveau tracé faisait ainsi l’impasse sur les rues basses mais conservait la traversée du Pont du Mont-Blanc, ce que l’exécutif cantonal a interdit. Le Conseil d’État a ainsi délivré une autorisation de manifester sur la base d’un parcours qu’il a lui-même dessiné, faisant passer la manifestation aux abords proches du Pont Mont-Blanc tout en en interdisant la traversée. Des «tonnes-pompes» sont d’ores et déjà prévus pour assurer cette interdiction. Le climat de frénésie sécuritaire s’est poursuivi jeudi 28 mai avec une session extraordinaire du Grand Conseil qui rejetait la proposition du PLR soutenue par l’UDC d’interdire la manifestation.

Toutes et tous à Genève !

En dépit de ce diktat du Conseil d’État, la Coalition No-G/, réunie le 2 juin, a jugé que l’autorisation de manifester permettait aux opposant·es au G7 d’exprimer leur colère et appelle donc toutes et tous à participer à la manifestation, qui partira à 15h de la Perle du lac. Le SSP appelle à cette manifestation, organise son propre tronçon et prend en charge le prix des billets de train de ses membres.

Infos et inscriptions