Votons NON au service citoyen le 30 novembre!

de: Michela Bovolenta, secrétaire centrale SSP

L’initiative pour le service citoyen mobilise beaucoup le débat sur l’égalité. Or obliger les femmes à faire comme les hommes, dans un monde construit par et pour les hommes n’a rien à voir avec l’égalité.

L’égalité c’est changer cette société pour que les femmes, les hommes et toutes les minorités de genre puissent vivre dignement dans un monde libéré de la violence, de l’oppression et de l’exploitation.

L’armée c’est macho

C’est une enquête interne qui l’affirme:

9 soldates sur 10 sont victimes de violences de genre. Et on voudrait y envoyer toutes les jeunes femmes ? Au nom de l’égalité? Et nous faire croire qu’elles y feraient une chouette expérience? Du délire!

Le Comité dit qu’avec le temps et le nombre, l’armée évoluerait. C’est faux: le sexisme et le harcèlement sexuel restent un fléau dans le monde du travail, malgré le nombre croissant de travailleuses.

De l’argent pour l’égalité, pas pour l’armée

Pour lutter contre les inégalités, il faut investir dans les services publics, dans la prévention des violences et combattre les discriminations. Or, si la Confédération vient enfin de lancer une campagne contre les violences de genre, elle n’y consacre que 1,5 millions de francs, alors qu’un seul avion de combat FA-35 coûte 207 millions! Et l’armée a prévu d’en acheter 36 pour un coût total de 7,3 milliards.

Le service civil en danger

Concentrer le débat sur l’égalité, permet aussi de cacher que l’initiative supprime le service civil de la Constitution fédérale! Et ce alors que son accès a déjà été durci par le parlement.

Avant les objecteurs de conscience allaient en prison. Le service civil est le résultat des luttes antimilitaristes, qui doivent nous inspirer face à au réarmement du monde.

Non à la militarisation de la société. Pour une Suisse sans armée !

Alors qu’elle coupe partout, la Confédération prévoit d’augmenter le budget de l’armée à 1% du PIB en 2032. Doubler le nombre de militaires, c’est non seulement dépenser encore plus pour l’armée, mais c’est aussi exalter des valeurs comme le virilisme et le patriotisme. C’est accepter le réarmement et légitimer l’usage de la violence.