Pour le Syndicat des services publics, une chose est sûre : ces coupes relèvent d’un choix politique et en aucun cas d’une nécessité financière. Les dernières années ont montré que, tant au niveau de la Confédération que des cantons, les budgets sont systématiquement trop pessimistes. Des excédents sont régulièrement enregistrés ou les déficits nettement inférieurs aux prévisions.
Christian Dandrès, président du SSP, déclare: « La réduction des prestations est une attaque contre le service public pour financer l’augmentation massive des budgets d’armement. C’est une redistribution des impôts payés par les salarié·es vers les profits des actionnaires de cette industrie ».
En dépit des fortes mobilisations dans les hautes écoles, le Conseil des Etats a validé les coupes dans le domaine de la formation et de la recherche. Elles auront de graves conséquences sur l’accès et la qualité de la formation et précariseront encore davantage les étudiant·es et les chercheur·euses.
« Ce qu’il faut, c’est un véritable service public de la formation, la gratuité des études et l’amélioration des conditions de travail. Le Conseil des Etats fait tout l’inverse en acceptant de tailler dans les budgets », dénonce Léa Ziegler, secrétaire syndicale SSP.
En effet, le Conseil des États a, entre autres, approuvé une réduction du financement des hautes écoles cantonales et des EPF, qui pourrait au final se traduire par des hausses de taxes d’études. Les député·es ont aussi décidé de réduire la subvention au FNS, qui provoque d’ores et déjà la suppression de postes et de projets de recherche.
Des coupes sont également prévues dans d'autres domaines, en particulier la coopération internationale, la politique sociale et l'administration fédérale. Elles vont renforcer la pression sur le personnel, entraîner des suppressions d'emplois et transférer les charges aux cantons, aux communes et aux ménages privés. Cette politique aggrave les inégalités sociales et affaiblit la solidarité au sein du système fédéral.
Christian Dandrès met en garde : « La mobilisation du secteur public dans le canton de Vaud a fait reculer le Conseil d’Etat. Les grévistes et leurs soutiens ont démontré que la lutte paie! ».
Comme il le fait dans les cantons de Vaud, Genève et Fribourg, le SSP continuera de se battre contre la casse des services et la dégradation des conditions de travail de toutes et tous les salarié·es.
