Budget fédéral 2026: le SSP s’oppose aux coupes dans le service public

de: Communiqué SSP

Cette session d'hiver traitera du budget 2026 et du «Programme d’allégement budgétaire 27», qui risque d’entériner un affaiblissement durable du service public et des mesures d’austérité sur le dos du personnel et des usagers·ères.

Eric Roset

Le SSP rejette catégoriquement les coupes prévues dans le budget 2026 et demande le retrait intégral du Programme d’allégement 27.

Le SSP dénonce fermement les propositions visant à réduire la compensation du renchérissement pour le personnel fédéral, et demande que le résultat des négociations entre les associations du personnel et le Conseil fédéral soit respecté. Le syndicat condamne également les autres tentatives de réduire les dépenses de personnel et les coûts internes de l’administration. Ces mesures s’inscrivent dans une dynamique d’attaques brutales et méprisantes des autorités cantonales et fédérales contre celles et ceux qui permettent aux services publics de fonctionner et de délivrer des prestations de qualité à la population.

Le SSP appelle en outre les Parlementaires à renoncer aux coupes dans la coopération au développement et dans le domaine de l’égalité. Cela concerne notamment la réduction de postes prévue au Bureau de l’égalité, qui va à l’encontre de la campagne annoncée contre les violences domestiques, sexistes et sexuelles. Il y a pourtant urgence : depuis le début de l’année, 28 féminicides ont été recensés.

Rien ne justifie la casse des services publics. Au lieu d’accorder des moyens supplémentaires considérables à l’armée, il faut de toute urgence renforcer le financement des transports publics, de la recherche, de la formation, de l’égalité, de l’asile, de l’accueil extrafamilial, du système de santé et de la transition écologique.

«La majorité parlementaire attaques les mécanismes de redistribution et prive des pans de salarié·es du droit à un logement abordable, à un travail non-précaire et à des primes accessibles. Elle assèche les ressources du service public et sabre ainsi dans le salaire indirect de toutes et tous les salarié·es. Elle occulte l’énorme concentration des richesses, tandis qu’elle agite un déficit budgétaire hypothétique ou qu’elle a elle-même créé par ses baisses d’impôts, pour imposer l’austérité. Le SSP fait front et soutient les travailleur·euses mobilisé·es partout en Suisse», affirme Christian Dandrès, président du SSP.

Le secrétaire général adjoint du SSP, Fabio Höhener, est clair: «Pour 2026 comme pour les années à venir, ce démantèlement n’est ni nécessaire du point de vue financier, ni pertinent du point de vue social. Un service public fort et bien doté est essentiel pour la stabilité du pays, le bon fonctionnement de l’administration et la réalisation d’importants objectifs sociétaux.»