Que ce soit l’entretien des bâtiments scolaires, la gestion des forêts, l’horticulture, l’entretien des routes ou le traitement des déchets, le constat suivant s’impose, comme le rappelle une résolution adoptée à l’unanimité: «Souvent, les prestations des employé e s sont invisibles au premier coup d'œil, précisément parce qu'elles sont fournies de manière fiable et avec une grande qualité.» «La qualité de vie élevée en Suisse repose en partie sur ce travail», a souligné Christoph Schlatter, secrétaire central SSP.
Les professionnel-le-s des branches évoquées se considèrent comme des personnes qui s'investissent et s’engagent intensément dans leur métier et qui méritent plus de considération que celle qui leur est actuellement accordée dans le discours public. Ces personnes ne s'opposent pas à la forte évolution vers la numérisation, qui touche également leurs professions, mais elles souhaitent que ces métiers soient davantage valorisés qu'auparavant. Les exigences en matière de communication se sont également multipliées au cours de la période récente: un concierge d'école, par exemple, est aujourd'hui aussi un médiateur qui doit concilier les différentes exigences et demandes en matière d'hygiène et de sécurité, de l'école et de l'accueil à horaire continu, du quartier et des clubs sportifs concernés.
Dans une autre résolution intitulée «Faire face ensemble à la canicule», les employé-e-s exerçant des métiers manuel-le-s, surtout celles et ceux qui travaillent en plein air, demandent une réaction appropriée des employeurs-euses pour faire face aux étés toujours plus chauds. Dès 25°C, des mesures particulières sont nécessaires pour les activités en extérieur, comme des pauses supplémentaires pour boire ou le report à plus tard des travaux lourds. A partir de 30°C, il doit y avoir des possibilités non bureaucratiques d'arrêter le travail («congés canicule»). Des initiatives comparables sont également en cours dans le secteur privé de la construction.
Les délégué-e-s SSP à la conférence fédérative sont tout à fait disposé-e-s à trouver des réponses adaptées et souples au réchauffement climatique. Le risque entrepreneurial et le devoir de diligence restent toutefois du ressort de l'employeur-euse. «C'est à lui ou à elle de déterminer les dangers et de chercher, avec les employé e s, des réponses appropriées et préservant la santé», a souligné Michel Berger, secrétaire de branche SSP.
