Que Michael Hengartner s’occupe des EPF

Le président du Conseil des Écoles polytechniques fédérales (EPF) s'est exprimé contre la suppression des examens écrits de maturité fédérale.

Michael Hengartner, président du Conseil des Écoles polytechniques fédérales (EPF), est sans aucun doute un scientifique très talentueux dans son domaine (la biologie), mais cela ne lui donne aucune compétence en pédagogie dans l’enseignement secondaire. Or lorsqu’il a, dans la presse dominicale du 27 avril, regretté que certains cantons souhaitent supprimer les épreuves écrites de fin de maturité, il se situait clairement en dehors de ses domaines d’expertise.

Le système d’enseignement suisse repose sur un principe général qui est la reconnaissance des diplômes délivrés par les écoles aux différents niveaux d’étude. De la même manière que les futurs employeuses et employeurs des diplômé·e·s des Écoles polytechniques fédérales ne sont pas invité·e·s à gloser sur les détails de ces diplômes et des examens y donnant droit, on s’attend à ce que le président du Conseil des EPF se tienne à la même discipline s’agissant des maturités fédérales.

Dans la situation exceptionnelle provoquée par la pandémie de Covid-19, les enseignant·e·s de toutes les écoles du pays, de la 1ère année au doctorat, s’efforcent d’assurer leurs tâches auprès des élèves et des étudiant·e·s, et ils et elles le font avec une énergie et une inventivité extraordinaire depuis le 16 mars.

Tous les diplômes seront délivrés et garantis cette année par les différents établissements, et ils auront la même valeur que les autres années. Il est irresponsable d’affirmer le contraire, surtout lorsqu’on occupe de pareilles fonctions.

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