Adapter les conditions de réussite dans les écoles de maturité gymnasiale et de culture générale

de: Communiqué des groupes Enseignement du SSP en Suisse romande

La suppression des examens oraux dans les écoles de maturité gymnasiale et de culture générale a été annoncée le 20 avril. De nombreuses autres questions restent ouvertes. Le SSP a pris position sur ces différents points.

Nous avons pris acte de la décision de la CDIP d’annuler les examens oraux dans toutes les filières des écoles de culture générale et de maturité gymnasiale ainsi que de demander à la Confédération que les cantons aient l’autorisation d’annuler les écrits.

Nous continuons à considérer que dans la situation actuelle, il faut annuler tous les examens, pour des raisons autant pédagogiques que liées à l’organisation pratique. Nous appelons donc les cantons romands à renoncer également aux examens écrits, comme l’a déjà annoncé par exemple le canton de Berne.

Nous demandons que les modalités d’évaluation et de validation du cursus dans les écoles de maturité et de culture générale reposent sur les principes suivants:

  • Seules les notes délivrées jusqu’au 13 mars doivent entrer en ligne de compte.
  • En cas d’examen, il faut limiter les matières évaluées à celles qui ont été enseignées jusqu’au 13 mars. D’un point de vue pédagogique, il est essentiel de se baser sur une adaptation du contenu de l’examen et non pas de l’échelle d’évaluation, qui n’a aucun sens pédagogique, comme cela a été prévu jusqu’ici dans certains cantons. Cas échéant, des compensations devront être accordées aux enseignant-e-s qui avaient déjà préparé l’examen et qui devraient reprendre ce travail.
  • Les critères de passage doivent être nettement élargis Chaque situation d’ élève qui se retrouverait en échec malgré ces aménagements doit être examinée et évaluée avec souplesse (discussion en conseil de classe, par exemple), notamment pour tenir compte des situations où l’élève aurait pu améliorer ses résultats durant les derniers mois de l’année scolaire.
  • En cas d’échec, l’année ne doit pas être prise en compte, pour qu’il soit possible ensuite de redoubler.

Ces critères doivent selon nous également valoir pour la promotion d’une année à l’autre, dès la première année.

S’agissant des travaux personnels et/ou pratiques (CFC, maturité spécialisée etc.), nous demandons que la défense orale des travaux personnels dans toutes les filières du secondaire II puissent avoir lieu. En effet, une évaluation basée uniquement sur l’écrit serait quasiment toujours défavorable à l’élève. La défense orale devra se dérouler en présentiel et non en visioconférence (problèmes d’équipement, de compétences informatiques qui s’ajoutent au stress lié à ce type de situation) et dans des conditions sanitaires irréprochables.

Enfin, les certifications ne doivent pas être délivrées plus tardivement que d’habitude, pour ne pas entraver la suite du parcours des élèves, et les diplômes ne doivent pas être estampillés «Covid-19» afin d’éviter qu’ils puissent être considérés comme des diplômes au rabais.

Cette News au format PDF