Remise de la pétition «Laissez-nous enseigner!»

Il faut agir pour combattre le burnout et la surcharge dans l’enseignement. Le SSP a remis sa pétition munie de près de 6000 signatures à la Conférence des directeurs et directrices de l’instruction publique (CDIP).

Les enseignant·e·s sont motivé-e-s par leur travail et s’investissent en faveur des élèves. Mais face à des conditions de plus en plus difficiles, la surcharge et l’épuisement les menacent de manière inquiétante. Résultat: en comparaison avec la population active, l’état de santé du corps enseignant se dégrade plus que la moyenne.

Afin d’améliorer leurs conditions et de pouvoir se consacrer davantage au travail d’enseignement proprement dit, les signataires de la pétition «Laissez-nous enseigner» demandent:

  • que tout soit mis en œuvre pour réduire les tâches hors classe, en particulier les tâches administratives;
  • l’instauration d’une culture basée sur la confiance, la reconnaissance et le dialogue de la part de la hiérarchie et des autorités politiques, et non sur le contrôle;
  • une baisse des effectifs des classes;
  • des mesures spécifiques et adaptées à chaque besoin particulier, notamment par la mise en place in situde soutiens ponctuels et à plus long terme par des professionnel·le·s compétent·e·s (éducateurs·rices, logopédistes, psychologues, etc.).

La CDIP est invitée à se pencher avec davantage d’attention sur le problème de la charge de travail et à élaborer des pistes de solutions. De plus, le thème de la santé, de la surcharge et du burnout ainsi que les mesures prises à ce sujet par les cantons doivent faire l’objet d’une attention particulière dans les prochains rapports de la CDIP. La délégation de la CDIP s’est engagée ce jour à ajouter ce thème dans un prochain questionnaire adressé aux cantons.

Une récente étude allemande le confirme : lorsque les effectifs de classe à l’école primaire sont réduits, les élèves obtiennent de meilleurs résultats. Il ressort notamment que dans les classes de 20 élèves ou plus, chaque élève en moins conduit à une amélioration des résultats qui correspond, sur une année scolaire, à deux semaines et demi d’enseignement (voir nos pages «A propos de la santé des enseignants et du burn-out»).

Cette News au format PDF