Le SSP dit non aux cadeaux fiscaux et soutient la candidature d’une femme à la tête de l’USS

(photo: nerudol/iStock)

Le Syndicat des services publics s'oppose au Projet fiscal 17, qui menace gravement les services publics. Il soutient la candidature de Barbara Gysi à la présidence de l'Union syndicale suisse.

Lors de son assemblée des délégué·e·s nationale, le SSP a refusé le paquet reliant la fiscalité à l’AVS. Après la décision de l’USS d’hier qui a donné la liberté de vote à ses membres, le SSP a voté le soutien au référendum contre le deal RFFA / PF 17.

Pour plus des deux tiers de ses délégué-e-s, les éléments négatifs ont pesé lourd dans leur évaluation du paquet pour le moins disparate: les statuts spéciaux seraient certes abolis, ils seraient cependant remplacés par de nouveaux privilèges (outils fiscaux permettant d’importantes déductions) tandis que le dumping fiscal entre les cantons s’intensifierait encore davantage.

Ceci mènerait à des pertes fiscales conséquentes, en particulier pour les villes et les communes et menacerait ainsi gravement les services publics.

Une minorité de délégué-e-s a soutenu le paquet en mettant en avant le financement supplémentaire pour l’AVS et l’idée que la bataille contre les politiques fiscales injustes se jouerait au niveau cantonal.

Il est temps d’avoir une femme à la tête de l’USS, c’est le message qu’ont tenu à envoyer une très nette majorité des délégué-e-s. Après avoir auditionné les deux candidat·e·s à la présidence, l’assemblée a choisi de soutenir la candidature de Barbara Gysi. Les compétences de Pierre-Yves Maillard pour ce poste ont été jugées, comme pour sa concurrente, à la hauteur du poste, mais son positionnement vis-à-vis de l’équilibre à maintenir entre les différents syndicats au sein de l’USS a essuyé plusieurs critiques.

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