Égalité salariale: le Conseil des États malmène les femmes

(photo USS)

de: SSP et USS

Le Conseil des Etats vient de renvoyer en commission le projet de révision de la Loi sur l'égalité. Le projet est pourtant très minimaliste, peu contraignant et ne prévoit aucune sanction.

La décision d'aujourd'hui montre le mépris de la droite pour l’égalité. Et sans une nouvelle grande mobilisation des femmes, l’égalité n’avancera pas! Le 8 mars sera une première occasion pour faire entendre notre voix. Mais les femmes de l’USS entendent aller plus loin: lors du congrès elles ont décidé d’appeler à une grande manifestation des femmes à Berne le 22 septembre prochain et de réfléchir à une nouvelle grève des femmes pour le 14 juin 2019!

Communiqué USS:

La majorité du Conseil des États refuse de remplir ses obligations en matière de lutte contre les inégalités de salaires entre femmes et hommes. Elle a renvoyé la révision de la loi sur l’égalité aux calendes grecques. La décision du Conseil des États de, certes, entrer en matière mais de renvoyer le projet à la commission pour qu’elle examine des mesures volontaires est hypocrite et scandaleuse. Les entreprises ont en effet eu suffisamment de temps et de possibilités pour appliquer l’égalité salariale. Depuis que le Dialogue sur l’égalité a échoué, l’époque du volontariat est depuis belle lurette terminée. Cette décision n’a donc qu’un seul objectif : empêcher de prendre des mesures pour mettre en œuvre le principe de l’égalité salariale ou pour les retarder. C’est un affront envers toutes les femmes professionnellement actives en Suisse.

Alors que les Suissesses et les Suisses ont inscrit le principe d’un « salaire égal pour un travail égal » dans la Constitution depuis 37 ans, il est plus que temps d’instaurer des contrôles et des instruments de mise en œuvre obligatoires. L’Union syndicale suisse et ses fédérations invitent les conseillers et conseillères aux État à renoncer rapidement à leurs manœuvres dilatoires et à enfin honorer le mandat constitutionnel avec le sérieux qu’il convient.

La décision du Conseil des États montre que les demandes politiques féminines sont en très mauvaise posture. C’est choquant : il faut lutter durement pour le moindre petit progrès. L’USS et ses fédérations mènent cette lutte depuis des années. Elles vont l’intensifier. Le 8 mars déjà, lors de la Journée internationale de la femme, nous augmenterons la pression avec des actions sur la place publique. L’USS a également choisi cette année de placer l’égalité salariale au centre de la Fête du travail. Le slogan « Égalité salariale. Point final ! » rappelle sans équivoque au Parlement qu’il doit réaliser le mandat constitutionnel.

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