Conseil des Etats: égalité au rabais!

Eric Roset

de: Michela Bovolenta, secrétaire centrale

Après l'avoir refusé en mars, le Conseil des Etats vient d'accepter par 27 voix contre 15 et 3 abstentions, le projet de révision de la LEg.

Pourtant, il n'y a pas de quoi jubiler: le projet déjà modeste a encore été édulcoré: seules les entreprises de plus de 100 salarié-e-s (contre 50 dans le projet initial), seraient concernées, soit moins de 1% des entreprises et moins de la moitié des salarié-e-s. Le contrôle se ferait tous les 4 ans et aucune sanction n'est prévue. Le contrôle ne porte que sur l'écart salarial dit inexplicable, une façon de minimiser les inégalités de salaires, que nous ne pouvons accepter et qui finit par réduire à néant le principe constitutionnel "salaire égal pour travail de valeur égale".

La droite nie les discriminations

Lorsque le sénateur PLR Hans Wicki dit: "On confond deux choses, la différence salariale inexplicable et la discrimination salariale. Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas d'explication qu'il y a discrimination", on a de quoi se faire du souci. Car ces propose reviennent de fait à nier les inégalités salariales. Le patronat, et ce n'est pas étonnant, considère que sa liberté de fixer les salaires l'importe sur tout le reste, même sur le principe constitutionnel sur l'égalité entre les hommes et les femmes.

Notre réponse: la mobilisation!

Il ne nous reste qu'une chose à faire, si on veut faire avancer l'égalité et progresser vers une société sans discriminations et sans violences sexistes: nous mobiliser. Venez aux Assises "Vers une grève féministe en 2019?". C'est le 2 juin, de 11h - 16h à Pôle Sud à Lausanne. Et réservez d'ores et déjà la date de la manifestation nationale pour l'égalité et contre les discriminations le samedi 22 septembre 2018 à Berne.

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