Le référendum contre le dumping fiscal a abouti !

Le comité «RIE3, RFFA: non, c’est NON!» – dont le SSP est l’un des principaux animateurs – a déposé ce jour à Berne plus de 55 000 signatures valables contre la Loi relative à la réforme fiscale et au financement de l'AVS (RFFA). Il mènera une campagne active pour mettre en échec, le 19 mai prochain, ce nouveau projet de dumping fiscal.

La RFFA est la sœur jumelle de la RIE III, le projet de révision de la fiscalité des entreprises nettement refusée en votation populaire il y a moins de deux ans. Pour l’essentiel, elle vise à remplacer les statuts fiscaux spéciaux dont profitent de nombreuses transnationales – un régime qui n’est plus toléré au niveau international – par de nouvelles niches permettant aux entreprises de soustraire à l’impôt une part considérable de leurs bénéfices. On supprime donc un régime inacceptable au profit de privilèges fiscaux qui le sont tout autant! De plus, l’entrée en vigueur de la RFFA entraînera des baisses massives des taux d’imposition des bénéfices au plan cantonal. Même Donald Trump n’oserait rêver des nouveaux taux annoncés un peu partout en Suisse!

Ce sont les entreprises réalisant des bénéfices très élevés qui profiteront de cette politique de défiscalisation. Leurs grands actionnaires se partageront le pactole.

Mais il n’y a pas de cadeau gratuit. La RFFA se traduira par des coupes massives dans les services publics au détriment des structures d’accueil pour les enfants (garderies, crèches, etc.), de la qualité des soins dans les hôpitaux, de la prise en charge des personnes âgées, du réseau de transports publics, etc. Les femmes seraient particulièrement touchées.

La loi votée par les Chambres fédérales comporte certes un point positif: le financement supplémentaire pour l’AVS. Cela n’a toutefois rien d’une «compensation sociale»: les retraité·e·s, actuel·le·s et futur·e·s, ne toucheront pas un franc de plus! Or, dans un pays riche comme la Suisse, des centaines de milliers de personnes doivent compter chaque sou, une fois à la retraite, pour arriver à la fin du mois. Plutôt que d’offrir de nouveaux cadeaux aux grandes entreprises, ce sont les rentes AVS qui devraient être valorisées!

En résumé, la RFFA ne répond qu’aux intérêts d’une infime minorité de grands actionnaires, au détriment de l’immense majorité de la population.

Demain comme hier, le «NON» s’impose!