Non à No Billag!

Funkenschlag / photocase.de

L’initiative No Billag détruit la radio et la télévision de service public. Non le 4 mars 2018!

La production d’émissions de radio et de télévision coûte cher. Dans notre petit pays, la publicité ne suffit pas à elle seule à financer une radio-télévision de service public, ­dont la mission est de proposer une large offre d’informa­tion et de divertissement. Et encore moins en Suisse romande, au Tessin et dans les Grisons.

Voilà qui explique pourquoi nous payons une rede­vance pour la SSR et de nombreuses radios et télévi­sions locales. No Billag veut supprimer cette redevance. Et interdire à la Confédéra­tion de subventionner des chaînes de radios et télévi­sions.

La SSR et des dizaines de chaînes locales feraient alors faillite, du fait qu’elles dépendent aux 2/3 de la re­devance. Les infos locales de Canal 9 ou de Fréquence Jura, des émissions très ap­préciées comme le 19:30, Forum, Réveil à 3, Temps présent, Mise au point ou Sport dimanche disparaîtraient.

Qui est gagnant, qui est perdant?

Les chaînes françaises et allemandes se frottent les mains avec No Billag. Idem pour Google, Facebook et consorts : ils vont récupérer encore plus de pubs.Les riches investisseurs qui veulent, comme en Italie ou aux Etats­Unis, prendre possession des médias se réjouissent aussi.

Les grands perdants se­raient en revanche les em­ployé-e-s de la SSR, des chaînes privées locales et de leurs fournisseurs. En tout, 14 000 emplois sont en jeu. Les régions périphé­riques sont aussi concernées. Et les conditions de travail des personnes encore actives dans les médias se dégraderaient. Beaucoup de profession­nel-le-s de la musique, du cinéma et de la culture n’au­raient plus aucune chance sans télévision nationale.

No Billag: un danger pour la démocratie

.L’im­portance de la radio et de la télévision croît au fur à me­sure que les journaux dispa­raissent et se concentrent dans les mains de toujours moins d’éditeurs. Pour les citoyens et citoyennes, il est particulièrement important que les médias de service public informent de manière factuelle et équilibrée sur ce qui se passe dans le pays. Et présentent tous les points de vue, provenant de toutes les régions. Les chaînes de service public sont obligées par la loi de le faire. Contrai­rement aux médias privés.

Si les médias de service public devaient arrêter d’émettre, la diversité de la presse en souffrirait gravement. Les médias privés purement commerciaux ne pourraient jamais combler leur disparition en raison des coûts élevés dus à la petitesse de la Suisse. Quelques milliardaires, qui décideraient de la manière dont la population doit être informée, s’engouffreraient dans la brèche. Résultat : de l’information orientée politi­quement à la «Fox News».

Et puis quoi encore? Nous voulons PLUS de service public, pas moins!

Fermeture de bureaux de poste, coupes budgétaires dans les hôpitaux et les administrations remettant en cause la qualité des prestations aux usagers… nos services publics sont-ils condamnés à se réduire inexorablement, malgré la prospérité de la Suisse et les bénéfices de la Confédération?
NON à la privatisation, NON au grounding des radio-télévisions publiques! #NoNoBillag

No Billag - L'initiative et ses conséquences en 1 minute par Canal9

A quoi sert la redevance Radio-TV? Quelles seront les conséquences en cas de Oui? Et si l'initiative est refusée? Cette vidéo réalisée par Canal9 nous explique le tout en une minute!